Coup de poignard. Peur. Tripes.

L’acte d’écrire.
De poser des mots sur le papier. J’ai deux pensées pour ce soir. Enfin une pensée et une lettre ouverte. Je ne sais par laquelle commencer.
L’émotionnelle ou l’intellectuelle.
L’intellectuel ou l’émotionnel.
Remarquez, en un sens, j’ai déjà choisi.
C’est une question qui me revient souvent. Je ne sais si je m’en suis déjà ouvert. Tant pis pour vous,  je me répète.
C’est que j’en ai bien besoin ce soir.
Va pour l’émotionnelle, l’intello sera pour ce week-end. Que je puisse mâchouiller mes idées entre temps.
De toute manière, je suis un homme de tripes avant d’être un neuronal.
Les tripes.
L’image du devin s’impose et se surexpose à mon esprit.
Les tripes.
J’ai beau réfléchir, c’est à l’écriture que je reviens sans cesse.
Autant la sculpture me sert de catalyseur, la peinture de défouloir, de ring de boxe.
Autant l’acte d’écrire apaise ma pensée.
Et me rend mélancolique.
Enfin, c’est l’état de cette foutue journée.
Grand soleil, coup de trompettes.
Et direct, ça ne le rate pas.
Voilà qu’il se plie en deux.
Et j’ai aussi mal dans ma chair que lui.
Ce soir, les mots ne coulent pas.
Dites moi, pourquoi la vie s’acharne sur certain. L’histoire du Karma ?
J’aimerai y croire.
Nous aurions la possibilité de vivre plusieurs vies dans ce cas.
Ce soir, je doute.
Je suis désolé, le Je et le Triste vont de pair à travers ces lignes. Parce que ce soir, je les sors, mes tripes, les étale et tente la divination, une compréhension de ce qui se passe.
Non, pas une compréhension, une acceptation.
Que je ne peux pas protéger un être cher. Pas de cette chose.
Ce n’est pas encore dans mes cordes.
Et je dois bien avouer que c’est horriblement difficile à accepter.
Et que je ne le veux pas.
L’accepter, entendez.
Mon dieu, mais je fais la thérapie de l’inconnu. Se confier au papier, rappel du Journal de l’intime.
Puis à la toile. Exhibitionnisme contemporain.
Le besoin de dire : « Eh, moi aussi, j’existe. »

J’aimerai vous écrire, j’ai peur. Parce qu’au final, l’émotion, la, ma sensation primal, c’est  bien la peur.
Seulement, foutu principe d’opposition, je ne veux pas.
J’honnis ce sentiment.
La peur.
Moi, l’enfant que j’étais, crevette hurlante, l’adulte que je suis, ablette pas si différente, ne supporte pas d’être dominé par Ça.
La peur.
J’ai peut être bien mis à jour quelque chose, là.
N’est-ce pas un truc qui vous dérange ? Aussi ?
La peur de l’homme des cavernes, la peur des éléments, des forces implacables.
La peur du fermier moyenâgeux, la peur de la faim.
La peur de l’homme moderne, la peur d’être sans exister.
La peur de se retrouver seul, avec soi.

Dériver vers la solitude en partant des tripes … tout bien moi.
Je cherche toujours mes mots.
Il est dur de trouver ce que je veux dire.
Accroches toi. Parce que, dès que je le peux, je te protégerai.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.