Ils sont là

Ils sont là, las, autour de moi
Bousculant gesticulant, singent
De leurs gestes cette impression de vie.
Je grince des dents.

Devant moi, le poète est posé.
Ses mots s’introduisent dans
Mon subconscient, indolent.
Sa souffrance n’est pas mienne.

Ils sont las, enveloppés de cette odeur de café
Et pourtant, pourtant, désespérés
La fatigue s’agite sous l’angoisse.

Le chocolat coule sur la table
Inondant de sa crème le rouge
Carmin de l’endroit
Je me lèche les doigts.

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