Ils sont sept

Cela vous est déjà arrivé de rencontrer quelqu’un pour la première fois. Un deuxième rendez-vous autour d’un thé, d’une bière. Et de se dire. Je le connais. Je la connais. Nous ne sommes pas du même sang, seulement du même esprit.
Moi, j’en ai trois. Sans aucune parenté. Presque quatre.
Deux hommes, une femme.
Trois personnes qui ne m’ont pas vu grandir, ni torché les fesses petit. Trois personnes qui me reconnaissent pour ce que je suis. Sans rien attendre d’autre que d’être.
Cela porte à 7 le nombre pour qui je me bats.
Une semaine.
Chiffre magique.

Sept. Le nombre de jours.

Celui qui octroie le repos et le regard de ce qui est fait.Celui qui permet la naissance puis l’apparition de la vie. Le partage. La protection. Le but. L’acceptation. Et le regard, le temps de la réflexion.

Je m’estime chanceux. Je fais ce qui me rend libre. Et de temps en temps, je croise des lumières qui me renvoient à la mienne. Me permettent d’être ce que je suis. Me font réfléchir et vivre.
Vibrer. Ressentir.M’offre ce pour quoi je suis né. Le luxe de ce combat. La gloire de l’affrontement. La certitude que mon choix de vie, ma vie n’est pas vaine, juste un stupide sacrifice, une formidable erreur et une tromperie sur la marchandise.

Avez-vous déjà reconnu quelqu’un comme un frère, une sœur.Etre soi sans concession, juste le regard clair et savoir sans poser la question que l’autre  recueillera entre ses mains, l’étincelle que vous offrez. Cette étincelle de vie nécessaire à toute relation humaine.

« If you’re going to try, go all the way […] ». Je me lève avec  ses mots. Je me couche avec l’idée qu’être isolé est un don, le test de combien je le veux, de combien je suis prêt à endurer. Pour vibrer et ressentir encore, plus. Pour illuminer et faire ma propre lumière. Aujourd’hui, une autre personne possède ces mêmes mots, ses mêmes maux, incrustés au fer rouges dans sa chaire, cher à son âme.

Ne croyez pas que je tombe amoureux. Je l’ai déjà été. Je le serai encore, je le suis. Toujours.
J’aime.
Profondément.
Les gens. Les autres. Sincèrement, profondément.
En disant cela, un souvenir remonte, pas si lointain, d’une autre étincelle. Flamboyante. Quelqu’un pour qui je me bats. Pour qui je me rendrai le monde meilleur qu’il n’est.
Utopiste ? Moi ? Oui, je le reconnais.
J’assume.

Je crois en l’homme. Je crois surtout en la femme.

Ce soir, je voulais dessiner. Ce sont des mots qui viennent. Qui m’apporte la paix. Incertaine. Temporaire.
Cette course perpétuelle vers cet équilibre que je n’attendrais jamais. Parce que cela sera ma mort. Mentale puis corporelle. Je suis accroché dans les étoiles. Ma place est là-haut. A illuminer, à faire ressentir et vibrer.

Elle aussi, les deux aussi.

Peu importe le chemin, j’ai mes compagnons de route. Peu me chaut de les voir souvent. Je sais qu’ils sont là, à marcher au même rythme. Qu’ils soient de sang ou de cœur, ils sont ma famille.Ce qui me rend moi, ceux qui me rendent moi.

Gnian-gnian n’est-ce pas.

J’espère pour vous que vous l’êtes aussi. Le paradis appartient à ceux qui se le créent.

Le mien est ici et maintenant, entouré de ceux à qui j’offre mon cœur et qui me le rendent sans rien attendre d’autre que de me faire sourire et rire. De me faire boire du vin et du chocolat, de la koskenkorva, des bagarres à -20° et de bouffer de la neige à pleine poire.

Je suis vivant.

J’aime.

Sept.
Un monde entier.

Une semaine.

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