L’instant immortel

De tous, le seul art, le seul langage, qui passe et touche est celui du sexe.
L’érotisme absolu.
Le divin lié au corps.
Ce n’est pas la beauté qui fait entrer au Louvre. C’est la violence passionnelle. L’émoi charnel. Le mouvement insidieux qu’un sous-vêtement cache.
L’immortel est dans la chair. Est dans l’instantané physique.
L’orgasme sensoriel.
Celui qui va offrir la force, l’énergie de s’élever dans les délices des nerfs saturés de sensations.
L’art est charnel.
Festif.
Le pouvoir du sexe, annihilant tout de l’intellect, de l’esprit, est celui de l’âme s’incarnant dans le corps. Jouissance n’est autre que l’épouse fidèle de Divin. Et c’est dans les tumultes de la chair, amoureuse, que l’unité de l’être s’exerce. Rien ne marque plus l’esprit qu’une partie de jambes en l’air, l’origine courbesque et les cabales érotico-artistiques. L’émoi bas-ventrale est le but ultime.
Le sexe est l’essence de la vie.
Le sexe est l’essence du divin.
Et c’est de celui-ci que l’on peut toucher cet instant immortel.

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